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Cérémonie de la Robe des avocats : une tradition juridique

Cérémonie de la Robe des avocats : une tradition juridique

17 mars 2023 180 vues

Les activités du corps des avocats de la nouvelle année sont effectives ce vendredi, 17 mars. Une cérémonie de robes noires s’est déroulée dans un hôtel de la place ici à N’Djamena, la capitale tchadienne. Plusieurs invités de marques faisant corps du métier venus d’Afrique et d’Europe ont rehaussé de leur présence à cette tradition juridique commune. Reportage ! Moyalbaye Nadjasna, N’Djaména.

Cérémonie de la Robe des avocats : une tradition juridique

Le corps des avocats au Tchad est organisé et régi par la Loi 033, du 15 octobre 1996 et le règlement intérieur du 17 mars 1997. Bien avant ces textes et loi, les avocats sont nommés par le Président de la République au regard du décret 235 au Conseil des Ministres. Depuis cette date jusqu’à nos jours, le Barreau du Tchad  a connu (08) bâtonniers. Dans l’organisation de cette profession, les avocats sont classés par ordre, grade, rang et titre. Ce vendredi, 17 mars, pour marquer leur nouvelle année, une cérémonie de robe a permis de présenter les avocats stagiaires, ceux exerçant pour le compte de la société civile et les avocats titulaires.

Selon le Bâtonnier Me Djerandi Dionro Laguerre, la rentrée solennelle marque une nouvelle année dans les activités du corps. A son avis, les avocats sont des acteurs judiciaires importants car ils contribuent à une bonne administration et distribution de la justice ainsi qu’à la protection des droits humains. Pour lui, seule le droit l’arme efficace des avocats . Il précise que cette mission se manifeste dans le cadre de l’association à travers le Barreau. Le Barreau, dit-il, veille à ce que les règles d’éthique et de confraternité soient respectées. D’après lui, la marque de confraternité témoigne que le Barreau du Tchad est au-delà des frontières.

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mahamat Ahamat Alabo de félicite de voir un nombre aussi important d’avocats au barreau Tchad. Ce qui selon lui, augure d’un meilleur avenir dans la défense et la protection des droits humains. Le Garde des Sceaux confirme les propos du Président tchadien de la transition selon laquelle, « la justice tchadienne va mal. » Il enfonce le clou en réaffirmant que, « le mal est beaucoup plus profond au sein de la Justice. » Mahamat Alabo renseigne qu’au regard du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS), un vaste chantier de réforme judiciaire est en cours. Le chef de département signifie que le gouvernement attend beaucoup des avocats pour assoir un Etat de droit, socle de la démocratie. Ce chantier implique l’introduction de la technologie de l’information et de la communication, informe-t-il. Un projet qui risque de compromettre la profession des greffiers. Car à son avis, la technologie de la reconnaissance vocale se serait substituée aux greffiers à travers des procès virtuels. Il sied déjà de repenser l’avenir de ce corps.

Le représentant de la Conférence internationale des Barreaux (CIB) Jean Yves déclare que depuis la signature de la convention le 26 septembre 2021, les relations sont au beau-fixe. Le Barreau tchadien fait un travail remarquable soutient-il. Un avocat sans barreau est une sentinelle vulnérable et un barreau sans conseil est aussi vulnérable. Ce qui constitue un cercle centrique constate Jean Yves. Il conclut en signifiant aux autorités que le Barreau tchadien a, la force de la jeunesse. Mais, il lui faut la sécurité  pour accomplir objectivement sa mission de service public.

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